L’ Alhambra depuis l’arrivée des Rois Chrétiens en 1492

Quand les Rois Catholiques arrivèrent à Grenade, ils occupèrent l’Alcazaba et la Casa Real Nasride (Mexuar, le Palais de Comares et le Palais des Lions). Le reste des Palais et résidences de l’ Alhambra, ils le répartirent entre la cour. Les Rois Catholiques furent saisis par les merveilles et la beauté de ces Palais. C’est pour cette raison – mis à part de légères adaptations nécessaire au nouveau style de vie – , qu’ils les conservèrent dans leur intégralité.


Au coeur de la cité palatiale

Palais Renaissance de Charles Quint – Alhambra – Grenade

Les Rois Catholiques octroyèrent à la petite ville de l’ Alhambra une juridiction propre, avec à sa tête le comte de Tendilla pour la gouverner. Les habitants chrétiens de cette ville palatine créèrent une sorte de cour qui conservait et habitait les maisons et les Palais, allant jusqu’à adopter de nombreuses coutumes musulmanes. La population était ainsi formée par un curieux mélange de chrétiens et de maures (des musulmans, qui, pour pouvoir rester en Espagne adoptèrent la religion catholique). Logiquement, ce fut l’époque de certaines constructions chrétiennes, notamment l’église de Santa Maria édifiée sur l’ancien site de la Mosquée. Quand Charles Quint vint à Grenade il y vécut aussi. Il fit faire neuf chambres dans la Casa Real et ordonna la construction du Palais renaissance qui porte son nom.

Avec l’arrivée des Bourbons à la couronne d’Espagne, l’ Alhambra tomba en disgrâce : ses résidents avaient appuyé l’Autriche dans la course à la succession qui se déroulait pour la couronne d’Espagne, entre 1700 et 1713. Ils avaient donc perdu la sympathie de la nouvelle famille royale espagnole. Avec l’invasion des troupes françaises de Napoléon, l’ Alhambra faillit disparaître. Les troupes françaises, propriétaires de Grenade entre 1809 et 1812, convertirent ses Palais en casernes, en en dévastant une bonne partie. Miraculeusement, les Palais de la Casa Real restèrent sur pied. Lors de leur retraite, ils minèrent les tours et en détruisirent une partie. Quelques- unes, comme celle des Siete Suelos ou la Torre del Agua demeurent en ruine.

Ainsi, au XVIIIème siècle, et en partie au XIXème siècle, l’ Alhambra, abandonnée, voit ses salons se convertir en porcheries et en bistrots, occupée par des gens de la plus basse condition sociale. Cet abandon se reflète dans les textes et dessins de nombreux voyageurs qui visitèrent Grenade, tels Gustave Doré, Richard Ford, Prangey, Roberts ou Lewis. Finalement, en 1870, l’ Alhambra est déclarée monument national ; elle a été depuis restaurée et protégée pour le plaisir et l’admiration de tous.

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