La communauté andalouse réclame sa part du trésor de ‘La Mercedes’ pour créer trois musées.

Le ministère de la Culture andalou revendique des pièces que contenait la frégate pour les exposer à Séville, Cadix et Huelva: il souhaite que l’Etat lui cède une part du trésor de la frégate Nuestra Señora de las Mercedes (Notre Dame des Grâces) pour monter 3 musées itinérants dans la communauté. Une initiative à laquelle se joignent diverses autorités, depuis que l’annonce a paru mardi indiquant que l’entreprise américaine Odyssey – qui découvrait les restes du navire en 2007 au large des côtes espagnoles et portugaises – a jusqu’au 27 février pour présenter son dernier recours au Tribunal Suprême des Etats-Unis (les précédents tribunaux américains avaient tous failli en faveur de l’Espagne). De même, il a été annoncé que la répartition du trésor de La Mercedes se ferait entre le Musée National d’Arquéologie Subaquatique (Arqua) de Cartagena (Murcia) et le Musée Naval de l’Armée de Madrid.

pièces découvertes dans le navire Nuestra Señora de las Mercedes

le trésor en partie revendiqué par la communauté Andalouse

Paulino Plata, conseiller à la culture, a présenté ce vendredi le projet monté par la communauté à destination du ministère, pour qu’il lui cède une part du trésor de l’Odyssey, avec comme finalité, l’ouverture de plusieurs musées en Andalousie. « Il y a suffisamment de fonds pour que tout le monde puisse en profiter ». Les lieux d’exposition seraient le Musée des Beaux-Arts de Séville, pour avoir été le point de départ et d’arrivé, ainsi que l’endroit où a été déclaré l’ensemble du trafic maritime ; la Casa Pinillos de Cadix, parce qu’elle était la destination de la frégate ; et le Musée des Beaux-Arts de Huelva, pour la relation que Christophe Colomb entretenait avec la ville.

Il est prévu d’articuler les expositions autour de 5 axes, et pas seulement autour du trésor. Le premier serait la relation en l’Andalousie et le contient latino-américain, un autre développerait l’histoire de la frégate Nuestra Señora de las Mercedes, développement appuyé par des données techniques et une représentation virtuelle, la troisième partie traiterait de la cargaison, de la quantité de monnaie et du système monétaire en 1800 ; une quatrième partie détaillerait le combat et le naufrage du navire espagnol, rappelant la situation belliqueuse entre l’Espagne et l’Angleterre. Enfin, une dernière partie traiterait de la bataille légale, menée depuis 2001, par les entreprises qui dédient leur activité à la recherche de trésors.

 « Ce projet est parfaitement compatible avec les autres trajectoires des musées ». Concernant les dates, Paulino Plata a souligné que tout dépendait du moment où le trésor serait retourné à l’Espagne. La communauté prétend aussi qu’une part importante du trésor pourrait être entreposée en Andalousie, le meilleur site étant les Archives des Indes à Séville.

 Au sujet de l’hébergement du trésor, la ville de Cadix sollicite elle aussi sa part, ayant par ailleurs depuis précisément cette année, le statut de capitale ibéro-américaine de la Culture. La Maire a rappelé que le navire quittait Montevideo (Uruguay) pour Cadix, bien qu’il fut coulé en 1804, face aux côtes portugaises, par l’armée anglaise lors de la bataille du Cap de Santa  María. Mme Martínez souligne que ce trésor témoigne d’un commerce prospère entre l’Espagne et l’Amérique espagnole de l’époque, ainsi que de la place importante que tenait alors la ville. A Cadix, le trésor serait exposé au Centre d’Arquéologie Subaquatique (CAS), à la station thermale de La Palma, et à la plage de La Caleta de la capitale.

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