Littérature et Philosophie andalouse

L’ Andalousie tient une place importante dans la Littérature castillane. En 1492, Antonio de Nebrija publia son célèbre ouvrage « Gramatica castellana » (Grammaire castillane), le premier d’une langue vulgaire qui fut écrit en Europe. En 1528, Francisco Delicado écrivit la « Lozana andaluza », une nouvelle dans la lignée de La Celestina, alors que le Sévillan Mateo

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Le barber de séville (Pierre-Augustin de Beaumarchais)

Aleman écrivait « Guzmán de Alfarache », le premier roman picaresque d’auteur connu.

De même, appuyée par des auteurs renommés comme Juan de Mal Lara, Rodrigo Caro, Gutierre de Cetina ou Juan de la Cueva, l’école littéraire humaniste sévillane avait toute son importance. Le cordobais Luis de Góngora fut quant à lui le principal protagoniste de la poésie baroque durant le Siècle d’Or.

L’ Andalousie constitue aussi l’un des principaux pôles du romantisme littéraire en Espagne (Duque de Rivas, José Cadalso, Bécquer). Les mœurs et coutumes andalouses trouvent le maximum de leurs expressions dans les scènes andalouses (« Escenas andaluzas ») de Serafín Estébanez Calderón et dans les œuvres de Pedro Antonio de Alarcón.

A cheval entre le XIXème et le XXème siècle, on retiendra en particulier parmi les écrivains andalous Angel Ganivet, Manuel Gómez Moreno, Manuel et Antonio Machado et Francisco Villaespesa, faisant partie de ce que l’on nomme traditionnellement la « Generación del 98 ». Au sein de celle-ci, les frères Alvarez Quintero sont par leurs intermèdes de fidèles portraitistes de l’idiosyncrasie andalouse, en mettant fréquemment le dialecte andalou dans la bouche de leurs personnages. On distingue par ailleurs un prix Nobel de littérature de Moguer (province de Huelva), Juan Ramón Jiménez, une personnalité singulière et transcendantale dans la poésie espagnole.

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Frederico Garcia Lorca

Une grande partie de la « Generación del 27 », véritable âge d’or de la culture espagnole, furent andalous : Federico García Lorca, Luis Cernuda, Rafael Alberti, Manuel Altolaguirre, Emilio Prados et Vicente Aleixandre qui recevra un prix Nobel lui aussi en 1977.

On trouve de ce fait plusieurs personnages littéraires andalous qui se sont convertis en authentiques archétypes de la littérature universelle : Carmen de Prosper Merimée, Le Barbier de Séville de Pierre-Augustin de Beaumarchais, et Don Juan, le Séducteur de Séville, de Tirso de Molina.

Comme dans la majorité de l’Espagne, le principal véhicule de la lyrique populaire andalouse est le roman, bien que l’on compte quelques strophes propres à l’ Andalousie comme la soleá ou la soleariya. Les romans, les berceuses, les chansons populaires, les kyrielles entre autres sont très abondants.

Aussi, la littérature hispano-arabe en dialecte andalusi compte évidemment un bon nombre d’auteurs nés sur le territoire andalou : Ibn Hazm, Ibn Zamrak, Al-Mutamid, Ibn al-Jatib, Ibn Quzman, Abentofail entre autres.

Enfin, l’Andalousie compte aussi de nombreux penseurs et philosophes : Sénèque, Maimonide, Averroès, Fernán Pérez de Oliva, Angel Ganivet, Francisco Giner de lso Ríos et María Zambrano.

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